Économie, affaires étrangères et avenir de l’Europe : les dernières propositions du MoDem pour l’Europe

Voici les principales parties modifiées de mon billet sur les propositions du Mouvement démocrate pour l’Europe, après intégration des éléments de la Convention européenne du 13 mai à Paris, de celle du 17 mai à Montpellier et la publication de la résolution PDE du 8 mai.

Économie

  • L’Europe doit construire ensemble un projet anti-crise.
  • Il faut mettre en place des règles européennes prudentielles pour éviter que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Il faut empêcher le retour au statu quo antérieur à la crise et remplacer les facteurs d’instabilité par des facteurs de stabilité (il faudra par exemple réfléchir aux ratios bancaires, cf. Jean Peyrelevade, Le Monde du 06/05/2009).
  • Émission d’« eurobonds », c’est-à-dire recours aux prêts publics avec le soutien du budget communautaire, afin de soutenir des politiques stratégiques spécifiques pour le retour à la croissance et pour financer de nouveaux projets.
  • Gouvernance économique européenne avec régulateurs européens pour aller au-delà de l’actuel déséquilibre entre une politique monétaire unifiée et des politiques économiques peu coordonnées et sans ressources suffisantes.
  • Unification de la représentation internationale de l’euro.
  • Attribution du pouvoir de vigilance bancaire à la BCE.

Affaires étrangères

  • On n’arrivera pas à court terme à une diplomatie unifiée de l’Europe. En revanche on peut mettre en place rapidement une diplomatie coopérative, en mettant en commun les richesses diplomatiques de chacune des grandes diplomaties de l’Union, au lieu de tirer la couverture à soi à chaque fois.
  • De la même façon il faut une défense coopérative en attendant une véritable défense intégrée qui est pour le moment entravée par l’intégration atlantique.
  • La question de l’Europe face à la Russie va être un enjeu important des années qui viennent. La Russie se voit comme une grande puissance, à l’égal de l’Union européenne. Elle ne peut donc pas être considérée comme les autres pays européens, au risque de leur donner un sentiment de condescendance. Il faut respecter la Russie dans la grandeur de sa vocation, même s’il faut aussi être ferme et exigeant quant à nos valeurs. La Russie parle le langage des rapports de force. Dans cette perspective il faut aussi comprendre le traumatisme qu’ont subi les pays membres occupés pendant 50 ans par l’URSS.
  • Il faut définir avec les pays africains ce que sont leurs besoins. Le développement octroyé n’est pas un développement efficace. Il faut une politique de développement co-définie, endogène. Cela impose la rupture avec un certain nombre de pratiques.

Avenir de l’Europe

  • L’Europe-espace (du marché et du droit) est nécessaire et bienvenue (l’Europe du marché a apporté la prospérité et l’Europe du droit exerce une action protectrice particulièrement bienvenue pour les droits humains et les libertés individuelles quand les pouvoirs nationaux sont tentés de les rogner), mais elle n’est pas suffisante.
  • Pour se faire entendre dans le monde, il faut aussi construire une Europe-volonté, sans quoi l’Europe sera durablement mise sur la touche. C’est une responsabilité pour nous-mêmes, bien sûr, mais aussi et pour le reste du monde, car si l’Europe est respectée alors d’autres voix seront respectées.
  • Il faut introduire dans les pages des manuels d’histoire une part d’histoire européenne, pour comprendre ce que les autres pays ont vécu.

Retrouvez le site de campagne sur MoDem sur http://europe.lesdemocrates.fr/

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3 réponses à Économie, affaires étrangères et avenir de l’Europe : les dernières propositions du MoDem pour l’Europe

  1. Beau travail de compilation!

  2. Saint-Simon dit :

    Bonjour,

    Dans quel groupe parlementaire siégeront les élus Modem aux européennes ?

    Dans le groupe où il se trouvent à ‘heure actuelle ? C’est à dire :

    Aliiance des Démocrates et des Libéraux Européens

    aux côtés des libéraux allemands du F.D.P., des autrichiens Die Liberalen et des éventuels élus français d’ Alternative Libérale ?

    http://m.marianne2.fr/index.php?action=article&numero=178765#1

  3. kpmfr dit :

    Bonjour, l’objectif du Mouvement démocrate est d’avoir son propre groupe parlementaire. Si ce n’est pas possible, nous devrons nous allier avec un ou plusieurs autres partis. Parmi les possibilités, il y a bien sûr la poursuite de l’alliance avec les Libéraux, mais aussi la constitution d’une nouvelle alliance avec les Verts ou les Régionalistes. On évoque même en Italie la constitution d’une Alliance des Socialistes et des Démocrates. Mais de toute façon, peu importe : ce n’est pas le groupe qui détermine la façon dont les députés voteront (ou alors, il faut me dire pourquoi les Verts ont siégé dans le même groupe que les Chevènementistes, et pourquoi ils siègent aujourd’hui avec les Communistes à Paris et avec les indépendentistes Basques ou Bretons à Strasbourg).

    Seul le parti est d’une quelconque indication sur les idées et positions qui seront défendus à Strasbourg, et là-dessus nos engagements sont clairs.

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